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Les étonnantes vertus santé de la musique

[Info juste 7J/7 gl9.fr - Samedi 29 Décembre 2018 - 0 Commentaire| Lu 50 fois |

Rythmes et mélodies possèdent un effet calmant. De là à soigner des maladies, il n’y a qu’un pas… déjà franchi. En avant la musicothérapie !



Classique, variété, jazz, traditionnelle ou pop : si la musique adoucit les mœurs, elle est également bonne pour la santé. Elle sollicite en effet de nombreuses zones du cerveau. Elle peut même permettre de développer de nouvelles connexions entre les neurones. Voilà un traitement peu onéreux et sans risque d’effets secondaires ! Que des avantages testés et approuvés.

Elle améliore la marche dans la maladie de Parkinson

C’est une réalité mise en évidence par des techniques d’imagerie : des chercheurs ont démontré que l’écoute d’une mélodie avait la capacité d’animer les aires cérébrales motrices (ganglions situés au cœur du cerveau). D’où l’idée d’utiliser la musique comme outil de rééducation du mouvement chez des personnes présentant des troubles importants de la motricité en raison d’une maladie de Parkinson.

Les expériences se multiplient aux Etats-Unis. Citons l’exemple de Larry Jennings, un septuagénaire atteint de Parkinson qui a retrouvé le plaisir de danser et de jouer de la guitare grâce à la thérapie par la musique que lui a prodiguée sa kiné.

« Une musique plaisante active le cerveau émotionnel et stimule la diffusion de dopamine, un neurotransmetteur indispensable aux mouvements du corps », explique Emmanuel Bigand, enseignant-chercheur titulaire de la chaire de musique cognition cerveau à l’Institut universitaire de France. Par sa structure rythmique régulière, la musique agirait comme « une sorte de canne sonore qui permet à la personne d’avoir une démarche plus régulière et d’initier le pas au lieu de rester figée ».

Elle atténue la douleur

« Ecouter une musique que l’on apprécie stimule les aires cérébrales liées aux émotions », observe Gérard Mick, neurologue au Centre hospitalier de Voiron et neurobiologiste à l’université Claude-Bernard, à Lyon. Or, lorsqu’on a mal, nous ressentons une émotion fortement négative. La musique procure alors un plaisir, une émotion donc positive qui vient contrebalancer la perception liée à la souffrance.

La mélodie agit comme un antalgique de plusieurs façons : elle atténue la sensation de douleur et détourne l’attention du ressenti douloureux. « Si elle ne supprime pas la douleur, cela reste un moyen très utile et puissant pour améliorer sa prise en charge, confie le neurologue. L’effet se révèle certes transitoire mais, à force de répéter l’écoute musicale, il se maintient de plus en plus longtemps. » Convaincus, quinze musiciens de l’Orchestre national de Lyon se produisent déjà aux Hospices civils de la ville, où ils ont suivi une formation pour repérer les premiers signes provoqués par des douleurs morales ou physiques et tenter de les apaiser¹.

Concrètement, un quatuor à cordes composé de trois violonistes et d’un violoncelliste donne un concert de quinze à vingt minutes dans une salle accessible aux patients, puis ils peuvent jouer en déambulant dans les couloirs du service et se rendre dans les chambres de patients alités où ils interviennent pendant cinq à dix minutes, avec un répertoire varié allant du classique à la variété.

Elle booste la réussite des fécondations in vitro

Incroyable : la musique serait même reçue cinq sur cinq par… les embryons ! Ainsi, des ovocytes fécondés in vitro et cultivés dans des incubateurs équipés d’un système de haut-parleurs dans lesquels on diffuse des vibrations musicales (pop, heavy metal ou musique classique) auraient un taux de fécondation statistiquement plus élevé de 4,8 %.

Comment expliquer ce résultat alors que les embryons ne peuvent pas encore entendre ? Selon le Dr Marisa López-Teijón, la chercheuse qui a dirigé cette étude réalisée à l’institut Marquès² , à Barcelone, les microvibrations pourraient « secouer les milieux de culture dans lesquels nage l’ovocyte, en induisant une distribution plus homogène des éléments nutritifs dont il a besoin ». En clair, les sons auraient la capacité de disperser les produits toxiques et d’éviter leur accumulation. Une hypothèse séduisante et des premiers résultats qui demandent encore à être confirmés.

Elle active la mémoire des seniors

Plus on a de connexions entre les neurones, mieux on résiste aux maladies du cerveau et du vieillissement. Or la musique développe ces ressources neuronales. Les travaux d’Hervé Platel, professeur de neuropsychologie, ont, par exemple, montré que les musiciens chevronnés présentaient d’importantes modifications des régions cérébrales impliquées dans la mémoire, notamment une hypertrophie de l’hippocampe.

Et comme le cerveau est « malléable » à tout âge, il est capable de créer de nouvelles connexions ou de réactiver celles qui étaient moins actives. Ainsi, des personnes de 70 ans qui jouent du piano plusieurs fois par semaine récupèrent plus de fonctions cognitives que d’autres du même âge, en bonne santé, mais qui ne pratiquent pas la musique. Résultat, elles ont plus de mémoire et plus de capacités d’attention, de planification. Ces bienfaits ont, bien sûr, été démontrés par une étude sérieuse³. D’autres recherches suggèrent même que la pratique musicale permettrait de retarder l’apparition des symptômes dans les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

¹Projet Musique à l’hôpital, avec le soutien de la fondation Apicil. ²Effects of Music Learning and Piano Practice on Cognitive Function, Mood and Quality of Life in Older Adults, Frontiers in psychology, 2013. ³Analyse de 985 ovocytes fécondés in vitro provenant de 114 patientes.

De meilleurs résultats scolaires

Chez l’enfant, la musique favorise l’acquisition de la parole, améliore la mémoire verbale, la lecture, la concentration et les troubles du développement du langage. Tout ça ! Et pour cause, musique et langage utilisent des réseaux semblables dans le cerveau, ce qui est bon pour l’une est également utile pour l’autre. Isabelle Peretz, titulaire d’une chaire en neurocognition de la musique à Montréal, va plus loin. Selon elle, « faire de la musique s’accompagne d’un rendement intellectuel accru chez l’enfant ».

Et de citer une récente étude canadienne selon laquelle les élèves de 16 à 17 ans qui participent à un orchestre à vent, une chorale ou un ensemble à cordes bénéficient d’un taux moyen de réussite plus élevé dans toutes les matières scolaires évaluées (mathématiques, biologie, anglais) que ceux qui ont, par exemple, suivi des cours d’arts plastiques.

Ce n’est pas tout ! « Chez les enfants qui commencent l’apprentissage de la musique avant l’âge de 7 ans, la plasticité cérébrale et la répercussion sur les apprentissages semblent aller bien au-delà de la mémoire et concernent beaucoup d’aptitudes intellectuelles, notamment l’attention ou l’organisation du langage », assure le Dr Catherine Thomas-Antérion, neurologue et docteure en neuropsychologie. Alors vite, on inscrit ses petits à la guitare ou à la chorale !




Samedi 29 Décembre 2018
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